Marcheurs sur une crête au-dessus de Deadvlei, Namibie — Nicolas Marincic

Expéditions

Namibie

Entre héritage colonial et laboratoire de l’écotourisme

8–29 août 2024

jours
22
km
5 250
pays
5Namibie · Botswana · Zimbabwe · Zambie · Afrique du Sud
photos
173

Trois semaines de piste au volant d’un 4×4 équipé d’une tente de toit, du sud de la Namibie jusqu’aux chutes Victoria, et retour. Forêts de kokerbooms, canyon de la Fish River, dunes rouges du Namib, côte des Squelettes, éléphants du désert du Damaraland ; puis la bande de Caprivi et le parc de Bwabwata, la traversée du Botswana, le Zimbabwe et la Zambie de part et d’autre du Zambèze, avant de revenir par les rives du Chobe et de redescendre vers Etosha. Quatre pays, et une seule route qui se déroule sous des ciels immenses — puis une escale à Johannesburg avant le retour.

Deux fils ont guidé ce voyage. D’un côté, l’empreinte de la colonisation allemande, encore lisible dans l’architecture de Lüderitz et de Swakopmund, dans les maisons ensablées de Kolmanskop — et dans la mémoire plus sombre des années 1904–1908. De l’autre, une Namibie qui a inscrit la protection de l’environnement dans sa Constitution et confié une partie de sa faune aux communautés locales : un véritable laboratoire de l’écotourisme, prolongé au-delà des frontières par les grands parcs du Chobe et du Zambèze.

  1. Jour 1

    Forêt de kokerbooms, Keetmanshoop

    Namibie

    Premier soir, premier choc : les kokerbooms, ces aloès arborescents dont les San taillaient jadis les carquois, se découpent sur un ciel qui vire du bleu à l’orange. La nuit tombée, la Voie lactée s’élève au-dessus de leurs silhouettes — un ciel austral d’une pureté que je n’avais encore jamais vue.

    Kokerbooms au coucher du soleil, Namibie — Nicolas MarincicSilhouettes de kokerbooms au crépuscule, Namibie — Nicolas MarincicVoie lactée au-dessus des kokerbooms, Namibie — Nicolas MarincicForêt de kokerbooms à l’heure bleue, Keetmanshoop, Namibie — Nicolas MarincicBranches de kokerboom, Namibie — Nicolas MarincicVoie lactée au-dessus des kokerbooms, Keetmanshoop, Namibie — Nicolas MarincicKokerboom au crépuscule, Namibie — Nicolas Marincic
  2. Par la route↗ 138 km

    Jours 2–3

    Canyon de la Fish River

    Namibie

    De longues lignes droites, des montagnes tabulaires, puis le sol s’ouvre : l’un des plus grands canyons du monde, où la rivière serpente plus de cinq cents mètres plus bas. Nous avons dormi sur le plateau, la tente dépliée sur le toit du 4×4, pour voir le soleil se coucher dans la faille et, au matin, embraser les falaises d’un coup.

    Canyon de la Fish River, Namibie — Nicolas MarincicFalaises étagées du Fish River Canyon en fin de journée, Namibie — Nicolas MarincicSoleil couchant sur le Fish River Canyon, Namibie — Nicolas MarincicCanyon de la Fish River, Namibie — Nicolas MarincicAube rose sur un pic isolé, plateau du Fish River Canyon, Namibie — Nicolas Marincic
  3. Par la route↗ 189 km

    Jour 3

    Aus et les chevaux du Namib

    Namibie

    En route vers l’ouest, une carcasse de pick-up rouille au bord de la piste. Sur le plateau de Garub, près d’Aus, vivent des chevaux sauvages dont l’origine reste débattue — montures abandonnées par l’armée allemande ou les troupes sud-africaines pendant la Première Guerre mondiale. Ils broutent une herbe rare au pied des montagnes, aux côtés des oryx.

    Cheval sauvage du désert du Namib, Namibie — Nicolas MarincicCheval sauvage du Namib, Garub, Namibie — Nicolas MarincicOryx dans la plaine au pied des montagnes, Namibie — Nicolas MarincicÉpave de voiture rouillée dans le désert, Namibie — Nicolas Marincic
  4. Par la route↗ 90 km

    Jours 3–4

    Lüderitz

    Namibie

    Lüderitz, premier comptoir allemand du Sud-Ouest africain, regarde l’Atlantique avec ses maisons Art nouveau aux couleurs vives et la Felsenkirche perchée sur son rocher. Au bout de la baie, le phare de Shark Island domine l’endroit où s’élevait, entre 1905 et 1907, le camp de concentration où périrent tant de Nama et de Herero. Le soir, un remorqueur passe devant le soleil couchant.

    Phare de Shark Island, Lüderitz, Namibie — Nicolas MarincicVagues sur la côte atlantique au couchant, Namibie — Nicolas MarincicMaison coloniale allemande colorée, Lüderitz, Namibie — Nicolas MarincicFelsenkirche sous un ciel strié, Lüderitz, Namibie — Nicolas MarincicBaie et maisons de Lüderitz, Namibie — Nicolas Marincic
  5. Par la route↗ 9 km

    Jour 4

    Kolmanskop

    Namibie

    À l’aube, Kolmanskop. Une ville née du diamant en 1908, opulente, puis abandonnée au milieu du siècle, que le désert reprend pièce par pièce. Le sable s’engouffre par les portes, monte en vagues contre les murs bleus et rouges, remplit à moitié une baignoire ; la lumière rasante dessine sur ces dunes d’intérieur des fenêtres qui n’ouvrent plus sur rien.

    Baignoire à demi ensevelie, Kolmanskop, Namibie — Nicolas MarincicPièce rouge envahie de sable, Kolmanskop, Namibie — Nicolas MarincicMaisons ensablées et baignoire à Kolmanskop, Namibie — Nicolas MarincicPorte à imposte sur damier et désert, Kolmanskop, Namibie — Nicolas MarincicEnfilade de portes ensablées à Kolmanskop, Namibie — Nicolas MarincicMaison s’effondrant dans les dunes, Kolmanskop, Namibie — Nicolas MarincicCouloir de l’hôpital envahi par le sable, Kolmanskop, Namibie — Nicolas MarincicPièce envahie par le sable à Kolmanskop, Namibie — Nicolas Marincic
  6. Par la route↗ 141 km

    Jour 4

    Aux portes du NamibRand

    Namibie

    La piste remonte vers le nord le long des monts Tiras. Des chevaux paissent sur la plaine rouge, un nid géant de républicains alourdit un acacia. Le soir, les nuages rosissent au-dessus des crêtes, puis la nuit tombe sur l’une des réserves de ciel étoilé les plus sombres de la planète.

    Nuages roses sur les monts Tiras au crépuscule, Namibie — Nicolas MarincicVoie lactée et arbre solitaire, NamibRand, Namibie — Nicolas MarincicChevaux sur la plaine rouge, en bordure du NamibRand, Namibie — Nicolas MarincicNid de républicains sociaux, Namibie — Nicolas MarincicCheval blanc près d’un acacia solitaire, Namibie — Nicolas Marincic
  7. Par la route↗ 67 km

    Jour 5

    Duwisib et le Naukluft

    Namibie

    Au milieu de nulle part, le château de Duwisib, bâti en 1909 par un baron allemand, aligne trophées et lustres comme dans un manoir de Saxe. Puis le Namib-Naukluft étage ses chaînes bleues ; le sable rouge, poussé par le vent, grimpe à l’assaut des montagnes sombres. En chemin : des springboks, un nid communautaire grand comme une hutte, et même un rhinocéros noir à l’ombre d’un acacia.

    Rampes de sable rose contre des pics sombres, Namib, Namibie — Nicolas MarincicAcacia solitaire au pied du Naukluft, NamibRand, Namibie — Nicolas MarincicRhinocéros noir sous un acacia, sable rouge, Namibie — Nicolas MarincicSpringbok trottant sur le sable rouge, Namibie — Nicolas MarincicNid géant de républicains sociaux dans un acacia, Namibie — Nicolas MarincicSalle de réception du château de Duwisib, Namibie — Nicolas Marincic
  8. Par la route↗ 136 km

    Jour 6

    Sossusvlei

    Namibie

    Nous sommes entrés dans le parc à l’ouverture des portes pour gravir Big Daddy dans la lumière rasante. D’en haut, les dunes — parmi les plus hautes du monde — deviennent de pures abstractions : arêtes tranchantes, ombres bleues, cuvettes d’argile blanche. Un oryx solitaire traverse la pente, minuscule.

    Courbes et ombres des dunes depuis Big Daddy, Namibie — Nicolas MarincicOndulations de dune en lumière rasante, Sossusvlei, Namibie — Nicolas MarincicMarcheurs sur une crête au-dessus de Deadvlei, Namibie — Nicolas MarincicOryx seul sur le flanc d’une dune, Sossusvlei, Namibie — Nicolas MarincicCourbes des dunes de Sossusvlei, Namibie — Nicolas MarincicMer de dunes et cuvettes depuis Big Daddy, Namibie — Nicolas MarincicCrête de dune dans le Namib, Namibie — Nicolas MarincicCoucher de soleil sur le désert, Namibie — Nicolas Marincic
  9. À pied↗ 6 km

    Jour 6

    Deadvlei

    Namibie

    Au pied de Big Daddy, Deadvlei : une cuvette d’argile blanche où des acacias morts depuis des siècles, noircis par le soleil, n’ont jamais pourri faute d’humidité. Contre le mur orange de la dune encore à moitié dans l’ombre, leurs silhouettes tordues semblent dessinées à l’encre.

    Arbres morts devant un mur de dune ensoleillé, Deadvlei, Namibie — Nicolas MarincicAcacia mort tordu et dune orangée, Deadvlei, Namibie — Nicolas MarincicSol craquelé d’un vlei au pied des dunes, Namibie — Nicolas MarincicArbres morts au pied de Big Daddy, Deadvlei, Namibie — Nicolas MarincicAcacia mort devant une dune ombragée, Deadvlei, Namibie — Nicolas Marincic
  10. Par la route↗ 216 km

    Jours 6–7

    Walvis Bay

    Namibie

    La lagune de Walvis Bay accueille des milliers de flamants roses et nains, de pélicans et d’avocettes. Le soir, le soleil plonge derrière leurs silhouettes ; au matin, le brouillard côtier efface l’horizon et les oiseaux semblent flotter dans un pastel sans limite. Plus loin, les salines teintent l’eau de rose.

    Flamants roses au soleil couchant, Namibie — Nicolas MarincicFlamant et son reflet, Namibie — Nicolas MarincicCouple de flamants et leurs reflets, Walvis Bay, Namibie — Nicolas MarincicPélican blanc déployant ses ailes, Namibie — Nicolas MarincicFlamant et son reflet, Walvis Bay, Namibie — Nicolas MarincicPélican blanc en vol dans le brouillard, Walvis Bay, Namibie — Nicolas MarincicFlamants et avocettes dans une lagune, Namibie — Nicolas MarincicBassins roses des salines, Namibie — Nicolas Marincic
  11. Par la route↗ 46 km

    Jour 7

    Sandwich Harbour

    Namibie

    Au sud de Walvis Bay, à Sandwich Harbour, les dunes tombent directement dans l’océan. On n’y accède qu’en 4×4, à marée basse, en roulant sur la plage entre les rouleaux et le sable ; puis il faut descendre des pentes vertigineuses. Des cormorans du Cap se serrent sur la grève, un springbok s’aventure jusque dans les dunes côtières.

    Dunes plongeant dans l’Atlantique, Namibie — Nicolas Marincic4x4 descendant une dune géante, Sandwich Harbour, Namibie — Nicolas MarincicTempête de sable sur les dunes, Namibie — Nicolas MarincicColonie de cormorans du Cap sur la plage, Namibie — Nicolas MarincicSpringbok dans les dunes côtières près de Walvis Bay, Namibie — Nicolas MarincicVagues de l’Atlantique, Namibie — Nicolas Marincic
  12. Par la route↗ 77 km

    Jour 7

    Swakopmund

    Namibie

    Colombages, tourelles et enseignes en allemand : avec la Woermannhaus ou l’immeuble Hohenzollern, Swakopmund semble une petite station balnéaire de la Baltique posée entre désert et Atlantique. Le soir, les cormorans se perchent sur la rambarde de la jetée, qui s’embrase au soleil couchant.

    Jetée de Swakopmund en contre-jour au couchant, Namibie — Nicolas MarincicJetée de Swakopmund au coucher du soleil, Namibie — Nicolas MarincicCormorans sur la rambarde de la jetée de Swakopmund, Namibie — Nicolas Marincic
  13. Par la route↗ 117 km

    Jour 8

    Côte des Squelettes et Cape Cross

    Namibie

    Le long de la côte des Squelettes, l’épave du chalutier Zeila est battue par les vagues sous le regard des cormorans. À Cape Cross, là où le navigateur portugais Diogo Cão planta un padrão en 1486, une colonie d’otaries à fourrure du Cap occupe la plage par milliers, dans un vacarme et une odeur inoubliables. Puis la route s’enfonce dans la brume, droite et vide.

    Otaries à fourrure nez à nez, Cape Cross, Namibie — Nicolas MarincicÉpave battue par les vagues sur la côte des Squelettes, Namibie — Nicolas MarincicPadrão de Diogo Cão au-dessus de la colonie d’otaries, Namibie — Nicolas MarincicOtaries à fourrure face à face, Namibie — Nicolas MarincicOtarie à fourrure du Cap, Namibie — Nicolas MarincicOtaries sur les rochers battus par les vagues, Cape Cross, Namibie — Nicolas MarincicOtarie à fourrure se grattant, Cape Cross, Namibie — Nicolas MarincicRoute rectiligne dans le désert côtier, Namibie — Nicolas Marincic
  14. Par la route↗ 95 km

    Jours 8–9

    Brandberg

    Namibie

    Quittant la côte, nous entrons dans le Damaraland. Le massif du Brandberg, point culminant de la Namibie, s’embrase au couchant — d’où son nom de « montagne de feu ». Au matin, dans ses abris de granit, des antilopes peintes par les San traversent la roche en procession, rouges et blanches, depuis des millénaires.

    Peintures rupestres san d’antilopes, Brandberg, Namibie — Nicolas MarincicMontagnes et chaos de granite, Namibie — Nicolas MarincicRochers de granite dans la plaine, Namibie — Nicolas MarincicPeintures rupestres d’antilopes, Namibie — Nicolas Marincic
  15. Par la route↗ 65 km

    Jour 9

    Twyfelfontein

    Namibie

    À Twyfelfontein, inscrit au patrimoine mondial, plus de deux mille gravures rupestres couvrent les dalles de grès rouge : girafes, rhinocéros, empreintes, et ce fameux lion à la queue interminable terminée par une patte. Des écoles de chasseurs, disent certains : une carte du monde animal, gravée là où l’eau ne manquait pas.

    « Plaque du Lion » et son lion à longue queue, Twyfelfontein, Namibie — Nicolas MarincicPétroglyphe de girafe, Twyfelfontein, Namibie — Nicolas MarincicBlocs de grès fendus, Twyfelfontein, Namibie — Nicolas MarincicGravures de girafes, Twyfelfontein, Namibie — Nicolas MarincicÉcureuil terrestre dressé, Namibie — Nicolas MarincicGravures rupestres de Twyfelfontein, Namibie — Nicolas Marincic
  16. Par la route↗ 9 km

    Jours 9–10

    Les éléphants du désert, Damaraland

    Namibie

    Dans les lits de rivières asséchées du Damaraland vivent des éléphants adaptés au désert, capables de parcourir des dizaines de kilomètres pour trouver de l’eau. Une famille broute les acacias dans la lumière dorée, un éléphanteau court dans la poussière avant de se réfugier sous sa mère. Ici, une partie de la faune est gérée par des réserves communautaires (conservancies) : le tourisme finance directement la cohabitation entre villageois et animaux sauvages.

    Éléphanteau à l’abri sous sa mère, Damaraland, Namibie — Nicolas MarincicÉléphant du désert broutant dans la lumière dorée, Namibie — Nicolas MarincicÉléphant du désert et son petit, Damaraland, Namibie — Nicolas MarincicÉléphante du désert et son petit, Namibie — Nicolas MarincicÉléphanteau du désert courant, rivière Huab, Namibie — Nicolas MarincicÉléphanteau du désert, Namibie — Nicolas MarincicMontagnes tabulaires et herbe dorée du Damaraland, Namibie — Nicolas MarincicCalao de Monteiro sur une branche, Namibie — Nicolas Marincic
  17. Par la route↗ 390 km

    Jour 10

    De la Forêt pétrifiée à la météorite de Hoba

    Namibie

    Une longue journée de route vers l’est. Près de Khorixas, des troncs fossilisés depuis quelque deux cent quatre-vingts millions d’années gisent à même le sol ; près de Grootfontein, la météorite de Hoba, plus de soixante tonnes de fer, n’a jamais bougé depuis sa chute. Le soir, un dik-dik nous observe depuis les herbes sèches.

    Dik-dik de Kirk dans l’herbe, Namibie — Nicolas MarincicMétéorite de Hoba, Namibie — Nicolas MarincicTronc fossilisé de la Forêt pétrifiée, Namibie — Nicolas Marincic
  18. Par la route↗ 604 km

    Jours 11–13

    Kavango et bande de Caprivi

    Namibie

    Cap au nord-est : le désert cède la place à la savane boisée et aux villages du Kavango, où les troupeaux rentrent dans la poussière. La bande de Caprivi, étroit corridor hérité d’un traité de 1890 entre l’Allemagne et la Grande-Bretagne, s’enfonce entre l’Angola, la Zambie et le Botswana. Le parc national de Bwabwata en couvre une grande partie : éléphants, zèbres, buffles et babouins se succèdent aux points d’eau.

    Éléphant buvant, trompe enroulée, Caprivi, Namibie — Nicolas MarincicÉléphants au point d’eau, Caprivi, Namibie — Nicolas MarincicBabouin chacma portant son petit, Namibie — Nicolas MarincicZèbre en marche, Bwabwata, Namibie — Nicolas MarincicTroupeau de buffles allant boire dans la poussière, Bwabwata, Namibie — Nicolas MarincicRollier à longs brins, Namibie — Nicolas MarincicVillageois remplissant des bidons d’eau, Namibie — Nicolas MarincicCoucher de soleil dans le bush, Namibie — Nicolas Marincic
  19. Par la route↗ 12 km

    Jour 13

    Bwabwata, rives du Kwando

    Namibie

    Dernier jour dans le parc national de Bwabwata, côté Kwando, là où la rivière s’étale en chenaux et en plaines inondables. Au fil d’un safari : des familles d’éléphants, des grands koudous aux cornes spiralées, des impalas, des gnous, des hippopotames dans les chenaux et des cobes lechwe rouges dans les herbes noyées. Un parc singulier, où des communautés vivent encore au milieu de la faune.

    Éléphante et ses petits, Botswana — Nicolas MarincicGrand koudou mâle aux cornes spiralées, Botswana — Nicolas MarincicÉléphant de près, trompe enroulée, Botswana — Nicolas MarincicFemelle koudou de profil, grandes oreilles, Botswana — Nicolas MarincicImpalas aux aguets, Namibie — Nicolas MarincicGnou bleu dans l’herbe dorée, Botswana — Nicolas MarincicPhacochère dans la savane, Namibie — Nicolas Marincic
  20. Par la route↗ 271 km

    Jour 14

    Chutes Victoria (Zimbabwe)

    Zimbabwe

    Une traversée du Botswana par Kasane et le poste frontière de Kazungula, et nous voici côté Zimbabwe, où le Zambèze se jette d’un coup dans une faille de plus de cent mètres, sur près de deux kilomètres de large. Mosi-oa-Tunya, « la fumée qui gronde » : de la cataracte du Diable à Danger Point, le sentier longe le bord de la gorge dans les embruns, un arc-en-ciel accroché à la paroi. Après des semaines de sable, l’eau a quelque chose d’irréel.

    Chutes Victoria, Zimbabwe — Nicolas MarincicChute principale, chutes Victoria, Zimbabwe — Nicolas MarincicArc-en-ciel dans les embruns des chutes Victoria, Zimbabwe — Nicolas MarincicCataracte du Diable, chutes Victoria, Zimbabwe — Nicolas MarincicChutes Victoria, Zimbabwe — Nicolas MarincicGorge de Batoka et Zambèze, chutes Victoria, Zimbabwe — Nicolas MarincicBabouin et son petit dans un arbre, chutes Victoria, Zimbabwe — Nicolas MarincicChutes Victoria, Zimbabwe — Nicolas Marincic
  21. Par la route

    Jour 14

    Le pont des chutes Victoria, vers la Zambie

    Zambie

    Le pont métallique des chutes Victoria, achevé en 1905, enjambe la gorge de Batoka plus de cent mètres au-dessus du Zambèze ; il marque la frontière entre le Zimbabwe et la Zambie. Nous l’avons franchi pour passer côté zambien, vers Livingstone, la ville qui porte le nom de l’explorateur écossais, premier Européen à décrire les chutes, en 1855.

    Pont des chutes Victoria sur le Zambèze, Zimbabwe — Nicolas Marincic
  22. Par la route↗ 76 km

    Jour 15

    Retour par le Botswana : Kasane et le Chobe

    Botswana

    Sur le chemin du retour, le Botswana encore, et cette fois les rives du Chobe, l’une des plus fortes concentrations d’éléphants d’Afrique. Aux heures chaudes, un troupeau d’éléphants se serre à l’ombre des arbres, une forêt de pattes grises d’où dépasse parfois une trompe d’éléphanteau. Le soir, le soleil se couche sur le Chobe, et la rivière garde longtemps les couleurs du ciel.

    Troupeau d’éléphants à l’ombre, région de Chobe, Botswana — Nicolas MarincicJeune éléphant parmi les adultes, région de Chobe, Botswana — Nicolas MarincicÉléphants à l’abri sous les arbres, région de Chobe, Botswana — Nicolas MarincicForêt de pattes d’éléphants, région de Chobe, Botswana — Nicolas MarincicLueurs du couchant sur la rivière Chobe, Botswana — Nicolas MarincicCoucher de soleil sur le fleuve, Botswana — Nicolas Marincic
  23. Par la route↗ 379 km

    Jour 16

    Popa Falls et rivière Okavango

    Namibie

    De retour en Namibie, une matinée au bord de l’Okavango, près des rapides de Popa Falls : hippopotames à demi immergés, crocodile immobile dans les roseaux, martins-pêcheurs pies et géants, guêpiers carmin et tantales ibis à l’affût. Le fleuve file ensuite vers le Botswana, où il se perdra dans les sables du Kalahari.

    Hippopotames dans l’eau, Namibie — Nicolas MarincicMartin-pêcheur pie, Namibie — Nicolas MarincicMartin-pêcheur géant sur son perchoir, Popa Falls, Namibie — Nicolas MarincicHippopotame dans le fleuve, Namibie — Nicolas MarincicCrocodile du Nil sur la berge, Namibie — Nicolas MarincicHéron strié, Namibie — Nicolas MarincicGuêpier carmin sur une branche nue, Namibie — Nicolas MarincicTantales ibis pêchant, Namibie — Nicolas Marincic
  24. Par la route↗ 496 km

    Jours 16–17

    Etosha, de Namutoni à Halali

    Namibie

    Nous sommes entrés dans Etosha par l’est, par l’ancien fort allemand de Namutoni, et l’avons traversé le long de son immense pan de sel blanc. En saison sèche, toute la vie converge vers les points d’eau : zèbres, koudous, springboks, girafes au galop, et ces éléphants poudrés de calcaire, blancs comme des fantômes, qui traversent la piste sans se soucier des voitures.

    Éléphant traversant la piste devant un 4x4, Namibie — Nicolas MarincicÉléphant de face, oreilles déployées, Etosha, Namibie — Nicolas MarincicGirafe courant entre les acacias, Etosha, Namibie — Nicolas MarincicZèbres front contre front, Namibie — Nicolas MarincicÉléphant mâle blanchi par la poussière d’Etosha, Namibie — Nicolas MarincicGirafes en file et springboks, Etosha, Namibie — Nicolas MarincicZèbres et koudous au point d’eau, Namibie — Nicolas MarincicPortrait de springbok, Etosha, Namibie — Nicolas Marincic
  25. Par la route↗ 56 km

    Jour 18

    Etosha, vers l’ouest

    Namibie

    Deuxième jour dans le parc, vers l’ouest. Une lionne vient boire à midi, une girafe écarte les pattes pour atteindre l’eau, une éléphante protège son petit contre ses flancs. Sur le calcaire blanc, la lumière est si dure qu’elle efface les couleurs — seuls les zèbres semblent faits pour elle.

    Girafe et springbok buvant au point d’eau, Namibie — Nicolas MarincicLionne buvant au point d’eau, Etosha, Namibie — Nicolas MarincicÉléphant avançant vers le point d’eau, Namibie — Nicolas MarincicÉléphanteau contre sa mère, Etosha, Namibie — Nicolas MarincicZèbre broutant parmi les springboks, Etosha, Namibie — Nicolas MarincicOutarde kori dans la prairie, Etosha, Namibie — Nicolas MarincicPortrait d’éléphant, Namibie — Nicolas MarincicZèbre de profil sur le calcrète blanc, Etosha, Namibie — Nicolas Marincic
  26. Par la route↗ 60 km

    Jours 18–19

    Okaukuejo, le point d’eau

    Namibie

    À Okaukuejo, le camp donne directement sur un point d’eau éclairé la nuit. En fin de journée, les zèbres puis les éléphants viennent boire dans l’eau dorée ; quand le soleil disparaît, un rhinocéros noir s’avance et son reflet s’allume d’orange, puis de rose. Les girafes suivent dans le crépuscule, et plus tard, sous les projecteurs, plusieurs rhinocéros boivent côte à côte.

    Rhinocéros noir et son reflet orangé, Okaukuejo, Namibie — Nicolas MarincicZèbres et leurs reflets dans l’eau dorée, Etosha, Namibie — Nicolas MarincicÉléphants en contre-jour au point d’eau, au couchant, Namibie — Nicolas MarincicGirafes au point d’eau au crépuscule, Okaukuejo, Namibie — Nicolas MarincicRhinocéros noir et son reflet rose, Namibie — Nicolas MarincicTroupeau d’éléphants reflété au couchant, Etosha, Namibie — Nicolas MarincicÉléphants au point d’eau au coucher du soleil, Namibie — Nicolas MarincicRhinocéros noir buvant de nuit, Okaukuejo, Namibie — Nicolas Marincic
  27. Par la route↗ 202 km

    Jours 19–20

    Okonjima

    Namibie

    Au sortir d’Etosha, dernière étape avant Windhoek, dans une réserve dédiée à la protection des grands félins. Une dernière nuit sous la Voie lactée, puis, au petit matin, un léopard qui flaire les buissons, traverse la piste et s’arrête quelques instants contre un tronc. Autour, des bubales roux s’affrontent dans l’herbe dorée — le plus bel au revoir possible.

    Portrait de léopard, Namibie — Nicolas MarincicLéopard flairant un buisson, Okonjima, Namibie — Nicolas MarincicLéopard marchant vers l’objectif, Okonjima, Namibie — Nicolas MarincicPortrait de léopard, Namibie — Nicolas MarincicBubales roux s’affrontant, Namibie — Nicolas MarincicPie-grièche à ventre rouge sur le sable rouge, Okonjima, Namibie — Nicolas MarincicGirafe dans la lumière dorée du soir, Okonjima, Namibie — Nicolas MarincicVoie lactée au-dessus d’un bivouac, Namibie — Nicolas Marincic
  28. En avion↗ 1 303 km

    Jours 21–22

    Johannesburg

    Afrique du Sud

    Une dernière escale à Johannesburg avant le vol du retour. Au musée de l’Apartheid, le ticket d’entrée vous classe au hasard « Blancs » ou « Non-Blancs », et chacun passe par la porte qui lui est assignée : la visite commence par la ségrégation elle-même. Dehors, des murs de gabions, des piliers de béton gravés des valeurs de la Constitution et, au-dessus d’un bassin, la phrase de Nelson Mandela : être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes, c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres.

    Billets « Blancs » et « Non-Blancs » du musée de l’Apartheid — Nicolas MarincicBassin et citation de Mandela au musée de l’Apartheid — Nicolas MarincicPiliers de la Constitution au musée de l’Apartheid — Nicolas MarincicMur de gabions et clôture au musée de l’Apartheid — Nicolas Marincic
  29. Arrivée

    Fin du voyage

    22 jours · 5 250 km · 28 étapes

    Galeries des pays traversés